Retrouver nos racines chrétiennes : une  nécessité pour l'avenir de la Belgique !
Par Laurent Louis Politique

Retrouver nos racines chrétiennes : une nécessité pour l'avenir de la Belgique !

La Belgique est un pays dont l'histoire, la culture, les traditions et les institutions ont été profondément façonnées par le christianisme. Nos villes, nos villages, nos fêtes, notre conception de la dignité humaine, de la solidarité et de la justice portent encore aujourd'hui l'empreinte de cet héritage.

Une liberté de croire qui existe en théorie, mais qui recule dans les faits

Alors que la liberté de culte est protégée par notre Constitution, nombreux sont les citoyens qui ont le sentiment qu'exprimer ouvertement leur foi chrétienne est devenu plus difficile qu'autrefois. Non pas parce que la loi l'interdit mais parce qu'une pression culturelle s'exerce contre ceux qui souhaitent vivre leur foi publiquement.

Combien de personnes hésitent aujourd'hui à parler de leur foi au travail, à l'école ou dans les médias de peur d'être cataloguées comme rétrogrades, conservatrices ou prisonnières d'une «vieille mentalité » ? Combien de jeunes croyants préfèrent se taire plutôt que d'affronter les moqueries ou l'incompréhension de leur entourage ?

Une démocratie authentique ne devrait pourtant pas distinguer entre les convictions respectables et celles qui seraient devenues embarrassantes. Elle devrait garantir à chacun le droit de vivre et d'exprimer ses convictions dans le respect de tous.

Le nom de Jésus-Christ ne devrait jamais être un sujet de dérision. Que l'on soit croyant ou non, il demeure l'une des figures les plus importantes de notre civilisation. Son enseignement a inspiré des générations de Belges et continue d'apporter un sens, une espérance et des repères à des millions de personnes à travers le monde.

Le respect de la diversité implique aussi le respect des croyants. Une société qui prétend être tolérante ne peut pas considérer la foi chrétienne comme une curiosité du passé ou comme un objet de moquerie.

L'école : lieu de transmission ou d'effacement de notre héritage ?

La question de l'enseignement mérite une attention particulière. Depuis plusieurs décennies, les cours de religion ont progressivement perdu de leur place et de leur visibilité dans de nombreux établissements scolaires. Les élèves sont souvent amenés à choisir entre différents cours, notamment les cours de religion, la morale non confessionnelle ou d'autres enseignements liés à la citoyenneté. Dans les faits, le choix est souvent rapidement effectué. Les cours de religion apparaissent fréquemment comme une option secondaire alors qu'ils devraient être considérés comme une composante essentielle de la transmission de notre héritage culturel et spirituel.

Dans certains établissements, les classes de religion chrétienne comptent parfois seulement quelques élèves. Il n'est pas rare que des groupes soient extrêmement réduits, voire qu'aucune classe ne puisse être organisée certaines années faute d'inscriptions suffisantes. Cette réalité devrait nous interpeller collectivement.

Il ne s'agit pas de supprimer la liberté de choix des familles ni d'imposer une pratique religieuse. La liberté demeure un principe fondamental. Cependant, il est légitime de s'interroger lorsque l'enseignement de la religion chrétienne, qui a pourtant façonné notre histoire nationale pendant des siècles, semble progressivement relégué au second plan.

Comment espérer que les jeunes générations comprennent l'histoire de la Belgique, de l'Europe, de nos institutions, de notre patrimoine artistique ou de nos traditions si elles ne connaissent plus les fondements religieux qui les ont façonnés ?

Une société qui cesse de transmettre son héritage finit inévitablement par perdre une partie de son identité. Le christianisme n'est pas seulement une question de foi personnelle ; il constitue également l'une des clés de compréhension de notre histoire et de notre civilisation.

Une société sans sacré est-elle condamnée à perdre ses repères ?

Au-delà de la question religieuse, c'est la place du sacré dans notre société qui mérite d'être interrogée.

Depuis plusieurs décennies, l'Europe connaît une profonde sécularisation. Les références religieuses occupent une place de plus en plus marginale dans la vie publique. Beaucoup considèrent cette évolution comme inévitable, voire souhaitable. 

Mais il est légitime de se demander quelles en sont les conséquences. Lorsqu'une société ne reconnaît plus aucune dimension transcendante, lorsqu'elle ne considère plus rien comme véritablement sacré, elle risque progressivement de perdre ses repères fondamentaux. Les valeurs deviennent relatives, fluctuantes, soumises aux modes idéologiques du moment.

Une civilisation ne peut pourtant pas vivre uniquement de consommation, de technologie et de confort matériel. Elle a besoin d'une vision de l'Homme, d'une boussole morale et d'un idéal qui dépasse les intérêts individuels.

Le christianisme a longtemps fourni ce cadre moral à notre société. Il rappelait que chaque être humain possède une dignité intrinsèque, qu'il existe une différence entre le bien et le mal, que la liberté implique aussi des responsabilités et que la recherche du bien commun doit primer sur l'égoïsme individuel. Lorsque ces références s'effacent progressivement, d'autres valeurs prennent leur place.

Certaines peuvent être positives. D'autres peuvent conduire à une société toujours plus individualiste, fragmentée, dépravée et dépourvue de repères stables.

Lorsque Dieu disparaît progressivement de l'horizon collectif, le vide ainsi créé ne reste jamais longtemps inoccupé. D'autres références, d'autres idéologies et d'autres systèmes de valeurs viennent naturellement prendre sa place. Certaines peuvent être bénéfiques, mais d'autres peuvent conduire à une vision de l'homme où tout devient relatif, où les repères moraux traditionnels sont continuellement remis en question et où plus rien ne semble véritablement intangible.

Une société qui ne reconnaît plus aucune forme de transcendance risque de perdre progressivement le sens des limites. Ce qui était autrefois considéré comme impensable devient discutable, puis acceptable, avant de devenir parfois la nouvelle norme. Le débat démocratique reste nécessaire, mais il est légitime de s'interroger sur les conséquences d'une civilisation qui ne s'appuie plus sur aucun fondement spirituel commun.

Paradoxalement, beaucoup de nos concitoyens constatent aujourd'hui un malaise profond. Ils dénoncent la perte des repères, l'individualisme croissant, la solitude, la crise de l'autorité ou encore les difficultés de transmission entre générations. Ils perçoivent que quelque chose s'est fragilisé dans le tissu moral de notre société. Pourtant, rares sont ceux qui acceptent d'envisager que l'éloignement du sacré puisse faire partie des causes de cette situation.

Nous voulons souvent retrouver les fruits sans revenir aux racines qui les ont produits. Nous souhaitons conserver les valeurs de solidarité, de respect, de responsabilité et de dignité humaine héritées du christianisme, tout en oubliant progressivement la source qui leur a donné naissance et les a nourries pendant des siècles.

Il suffit d'écouter les conversations quotidiennes pour constater qu'un malaise existe. Beaucoup de citoyens affirment que « quelque chose ne tourne plus rond ». Ils évoquent la perte des repères, le manque de respect, l'isolement, la crise de l'autorité, les difficultés de transmission ou encore la montée de l'individualisme.

Pourtant, rares sont ceux qui osent se demander si l'éloignement progressif du sacré ne fait pas partie du problème ?

Lutter contre la laïcité maçonnique

Depuis plusieurs générations, certaines idéologies ont cherché à reléguer la foi dans la seule sphère privée et à effacer progressivement toute référence spirituelle de la vie publique. Au nom d'une conception toujours plus radicale de la laïcité, les croyances religieuses ont souvent été présentées comme des obstacles au progrès ou comme des réalités qui devraient disparaître avec le temps.

Révolution s'oppose à cette vision. Nous refusons qu'une laïcité imposée, portée notamment par certains réseaux d'influence issus de la franc-maçonnerie, conduise progressivement nos sociétés à ne plus croire en rien si ce n'est au dieu argent, à la consommation et à la recherche permanente du profit. Une civilisation ne peut survivre durablement lorsqu'elle remplace ses valeurs spirituelles par le matérialisme et l'individualisme. Nous considérons au contraire que la foi, quelle que soit la manière dont elle est vécue, constitue une richesse essentielle pour l'équilibre moral, humain et social de notre nation.

La jeunesse en quête de sens : le retour inattendu du spirituel

Malgré une sécularisation qui semble progresser depuis plusieurs décennies, un phénomène plus discret mérite également notre attention. Alors que les institutions religieuses ont perdu de nombreux fidèles, de plus en plus de jeunes expriment aujourd'hui une recherche de sens, de stabilité et de transcendance.

Cette réalité apparaît notamment à travers l'augmentation observée ces dernières années du nombre de baptêmes d'adultes dans plusieurs pays européens, y compris en Belgique. Ces démarches sont particulièrement significatives car elles concernent des personnes qui choisissent librement de se tourner vers la foi à un âge où elles sont pleinement conscientes de leur engagement tout comme le modèle de Jésus Christ.

Ce phénomène révèle une aspiration profonde que notre société moderne semble avoir du mal à satisfaire. Malgré les progrès technologiques, l'amélioration du confort matériel et l'accès quasi illimité à l'information, beaucoup de jeunes éprouvent un sentiment de vide, d'incertitude ou de perte de repères.

Notre époque encourage souvent la réussite individuelle, la consommation et la satisfaction immédiate des désirs personnels. Pourtant, l'être humain ne se nourrit pas uniquement de biens matériels. Il a également besoin de sens, d'appartenance, de transmission et d'espérance.

La recherche spirituelle qui réapparaît chez certains jeunes ne doit pas être perçue comme un retour nostalgique vers le passé. Elle peut être comprise comme une réaction naturelle face aux limites d'une société qui peine parfois à répondre aux grandes questions de l'existence : pourquoi vivre ? Pourquoi se sacrifier ? Comment construire une vie qui ait un sens durable ?

Face à ces interrogations, beaucoup découvrent ou redécouvrent le christianisme non comme une contrainte, mais comme une source de réponses, de repères et de cohérence. Ils y trouvent une vision de l'homme qui dépasse la seule logique de la performance ou de la consommation.

Ce constat devrait nous interpeller. Alors que notre société tend parfois à considérer la religion comme une réalité dépassée, une partie de la jeunesse semble au contraire chercher dans le spirituel ce qu'elle ne trouve plus ailleurs : une identité, une communauté, une espérance et une raison de croire en quelque chose de plus grand qu'elle-même.

Peut-être est-ce là le signe que la question religieuse n'a jamais réellement disparu. Peut-être assistons-nous simplement au retour d'un besoin fondamental de l'être humain : celui de donner un sens à son existence et de s'inscrire dans une réalité qui le dépasse.

Réconcilier liberté moderne et héritage chrétien

Défendre les racines chrétiennes de la Belgique ne signifie pas vouloir imposer une religion d'État ou revenir à une époque révolue.

Il s'agit de rappeler que notre héritage mérite d'être respecté, transmis et assumé.

Il s'agit de défendre le droit des croyants à vivre leur foi sans être ridiculisés.

Il s'agit de redonner une véritable place à la transmission religieuse dans l'enseignement.

Il s'agit également de reconnaître que la dimension spirituelle de l'existence humaine ne peut être effacée sans conséquences pour l'équilibre de notre société.

La Belgique de demain doit rester une terre de liberté. Une liberté pour ceux qui croient comme pour ceux qui ne croient pas. Mais cette liberté ne doit pas conduire à l'effacement systématique de l'identité chrétienne qui a façonné notre nation.

Nous pouvons être pleinement ancrés dans le XXIe siècle tout en assumant notre héritage.

Nous pouvons défendre la liberté tout en reconnaissant la valeur du sacré. Nous pouvons regarder vers l'avenir sans renier les fondations qui ont permis à notre civilisation de se construire.

Retrouver nos racines chrétiennes n'est pas un retour en arrière. C'est la volonté de renouer avec des repères, une transmission et un sens qui ont contribué pendant des siècles à faire de notre pays ce qu'il est aujourd'hui.

Car une nation ne vit pas uniquement d'économie, de technologie ou d'institutions. Elle vit également de mémoire, de valeurs et d'espérance. Si nous voulons transmettre aux générations futures autre chose qu'un simple niveau de vie, nous devons avoir le courage de transmettre ce qui a façonné notre civilisation.

Assumer nos racines chrétiennes n'est pas un acte d'exclusion. C'est un acte de fidélité à notre histoire, de confiance dans notre héritage et d'espérance pour l'avenir.

Unir les croyants de Belgique

Révolution souhaite rassembler tous les croyants de Belgique autour de ce qui les unit plutôt que de les diviser. Nous respectons les différentes pratiques religieuses et considérons que les croyants partagent souvent des valeurs communes : le respect de la famille, la transmission, la solidarité, le sens du devoir, l'amour du prochain et la recherche du bien.

C'est pourquoi nous appelons les chrétiens et les musulmans de Belgique à travailler ensemble pour défendre la place de la foi dans notre société, préserver les racines chrétiennes qui ont façonné notre pays et transmettre aux générations futures un héritage spirituel vivant.

Nous croyons qu'il est possible d'être à la fois croyant et profondément patriote, attaché à sa foi comme à sa nation.

Notre ambition est de contribuer à faire émerger une Belgique où les croyants, quelle que soit leur confession, participent pleinement à la défense de notre identité, de notre culture et de notre avenir commun ! 

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