Le cordon sanitaire en Belgique : un verrou antidémocratique au service des partis traditionnels !
Par Laurent Louis Politique

Le cordon sanitaire en Belgique : un verrou antidémocratique au service des partis traditionnels !

Le cordon sanitaire n’est pas un simple dispositif politique. C'est un mécanisme de verrouillage démocratique permettant aux partis traditionnels de conserver durablement le pouvoir en réduisant les autres mouvements au silence !

Le cordon sanitaire n’est pas un simple dispositif politique. Pour Révolution, ce cordon honteusement nommé sanitaire - comme si ceux que l'on met dedans sont d'horribles personnes dégueulasses et infréquentables, presque monstrueuses - est un mécanisme de verrouillage démocratique permettant aux partis traditionnels de conserver durablement le pouvoir en réduisant les autres mouvements au silence ! 

Deux siècles de pouvoir confisqué

Depuis 1830, la Belgique est gouvernée par les mêmes grandes familles politiques : les chrétiens-démocrates (qui depuis 30 ans maintenant s'efforcent de supprimer leurs valeurs chrétiennes pour se conformer à la laïcité maçonnique), les libéraux et les socialistes. Derrière les changements de noms, de logos et de coalitions, la réalité est simple : ce sont toujours les mêmes qui dirigent ! 

Pendant près de 100 ans, les catholiques et les libéraux se sont partagé le pouvoir. Après 1945, les socialistes sont entrés dans le jeu. Depuis, ces trois familles n’ont jamais quitté le centre du pouvoir.

Malgré les élections, le mécontentement populaire ou les crises, le système se réorganise mais il ne change jamais ! 

Même aujourd’hui, dans le gouvernement dirigé par la N-VA de Bart De Wever et parfois présenté comme un gouvernement de rupture, la structure de pouvoir reste dominée par les partis traditionnels: MR, Les Engagés, Vooruit, CD&V

  • Les partis traditionnels restent ultra-majoritaires et indispensables.
  • Sans eux, aucun gouvernement n’existe.
  • Il ne s’agit pas d’une alternance démocratique réelle, mais d’une gestion interne du pouvoir entre acteurs installés.

Le cordon sanitaire : une invention politique pour bloquer la démocratie

À la fin des années 1980, face à la montée du Vlaams Blok, les partis traditionnels prennent peur. Plutôt que de convaincre les électeurs et de contredire les idées et propositions du Vlaams Blok, ils changent les règles du jeu : ils inventent le cordon sanitaire.

Depuis 1989–1991, ce mécanisme impose une règle simple : certains partis peuvent être élus, mais ils ne pourront jamais gouverner...

Une réalité dérangeante : aucune base démocratique

Le cordon sanitaire politique repose sur une vérité brutale : il n’existe dans aucune loi ! 

Le cordon sanitaire ne s’appuie en effet sur aucun texte voté par le Parlement, sur aucune obligation constitutionnelle, sur aucune règle démocratique formelle.

C’est en réalité un simple accord entre partis. Un pacte. Un arrangement. Un verrou. Les partis traditionnels ont décidé entre eux de choisir à l’avance qui a le droit de gouverner, et qui ne l’aura jamais.

Dans n’importe quel autre domaine, on appellerait cela une entente. En politique, on appelle cela un « cordon sanitaire ».

Le cordon médiatique : filtrer la parole

Le verrou politique ne suffisait pas. Il fallait aussi contrôler le débat. En Belgique francophone, les médias publics comme la RTBF appliquent un cordon sanitaire médiatique :

  • accès limité à certaines antennes ;
  • absence de débats en direct ;
  • traitement différencié selon les partis.

Officiellement, cela se justifie par la lutte contre le racisme, la protection de la démocratie ou certaines règles du CSA. Mais dans les faits, cela revient à une chose : certains partis sont jugés fréquentables et d’autres non, par avance. Les médias n'informent donc plus, ils usent de leur position pour orienter la population en ignorant totalement certains mouvements ou certaines personnalités politiques. Ce n'est plus du journalisme, c'est du militantisme, c'est de la propagande ! 

Les électeurs peuvent voter, mais ils n’entendent pas toutes les voix de la même manière. Ils voient tous les jours les représentants du pouvoir à la télévision mais ils n'entendent jamais parler des mouvements censurés. Et même si les électeur votent « mal » et soutiennent les "infréquentables", cela ne change rien au pouvoir puisqu'une fois encore le cordon sanitaire politique s'appliquera... 

Une démocratie à deux vitesses

Le cordon sanitaire crée une situation profondément inégalitaire : tous les votes ne se valent plus.

  • Voter pour un parti traditionnel : possibilité de gouverner.
  • Voter pour un parti « hors système » : aucune conséquence réelle sur le pouvoir.

Le peuple vote, mais les partis décident ensuite quels votes comptent vraiment. Des millions de voix peuvent ainsi être neutralisées pendant des décennies. C’est exactement ce qui se passe avec des partis comme le Vlaams Belang, régulièrement très forts électoralement mais systématiquement exclus.

Le vrai rôle du cordon : protéger le système !

Le cordon sanitaire est souvent présenté comme un outil moral. "Les bons démocrates protègent la démocratie des vilains !". Or, une telle logique est profondément anti-démocratique. Dans une démocratie, toutes les idées doivent pouvoir s'exprimer et personne ne doit pouvoir affirmer de manière discrétionnaire qui est ou non un bon démocrate car en toute logique, c'est au peuple de le décider en toute indépendance ! 

En réalité, le cordon sanitaire est un outil de survie politique qui permet :

  • d’empêcher l’arrivée de nouveaux acteurs au pouvoir ;
  • de maintenir les partis traditionnels au centre du jeu ;
  • de bloquer toute recomposition politique réelle.

Sans ce mécanisme, le paysage politique belge serait totalement différent. Certaines majorités deviendraient impossibles sans les partis exclus, et les partis traditionnels perdraient leur monopole.

Le cordon sanitaire n’est donc pas un accident. C'est un système de protection du pouvoir ! 

Une contradiction fondamentale et une hypocrisie coupable

Les partis traditionnels affirment défendre la démocratie. Mais dans le même temps, ils refusent de collaborer avec des partis élus, filtrent l’accès aux médias et décident à l’avance des coalitions possibles.

Les partis traditionnels défendent une démocratie à condition qu’elle ne change rien. Ils ont décidé que la démocratie c'était eux et personne d'autre créant ainsi une dictature qui ne dit pas son nom !

La contradiction est totale : si les électeurs votent « correctement », le système fonctionne ; s’ils votent « mal », leur choix est neutralisé.

Pire encore, l'hypocrise est fondamentalement présente en matipre de cordon sanitaire. Les partis traditonnels ont vite fait de classer comme "extrême-droite" n'importe quel mouvement émergeant susceptible de leur prendre des voix. Et comme ces partis n'ont nullement accès aux médias, il est impossible pour le citoyen lambda de se rendre compte de la supercherie. Ces mensonges dénaturent la démocratie et devraient salir de honte ceux qui osent manipuler à ce point l'opinion publique. Toutefois, c'est une réalité et Laurent LOUIS en est un exemple flagrant ! Alors qu'il est un des plus grands humanistes et démocrates de ce pays, ses adversaires politiques le décrivent comme un extrémiste de bas étage et la presse belge ne lui donne jamais la parole...

Faut-il maintenir ce système ? 

La vraie question n’est pas morale, elle est démocratique : qui décide en démocratie ? Les électeurs, ou les partis politiques en place ?

Aujourd’hui, la réponse est claire : ce sont les partis qui filtrent le résultat des élections ! 

Conclusion : un débat devenu inévitable

Le cordon sanitaire existe depuis plus de 35 ans. Présenté comme temporaire, il est devenu permanent. Pendant ce temps, la méfiance envers les institutions augmente, le fossé entre les citoyens et le monde politique se creuse, et le sentiment d’injustice démocratique s’installe.

De plus en plus de citoyens posent une question simple : à quoi sert-il de voter si certains choix sont interdits d’avance ?

Le cordon sanitaire n’est plus un détail du système politique belge. Il en est devenu l’un des piliers. Et c’est précisément pour cela que le débat sur son maintien, ou sa disparition, devient incontournable.

Notre proposition

Notre proposition est claire : il faut déclarer le cordon dit « sanitaire » comme antidémocratique et l’abolir complètement. Ce cordon n’a aucune base démocratique réelle. Ce n’est qu’un accord entre les partis du pouvoir, un arrangement entre petits amis, pour se maintenir durablement aux commandes et étouffer la concurrence politique.

Pour briser définitivement ce système verrouillé, il faut :

  • abolir la majorité des 2/3, qui rend presque impossible toute réforme constitutionnelle profonde ;
  • abolir le cordon sanitaire qui est mensonger et antidémocratique ;
  • exiger que les médias publics et privés donnent enfin la parole, en direct et sans censure, à tous les mouvements politiques.

La liberté d’expression doit s’appliquer à tous, pas seulement aux partis traditionnels !

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