EVRAS : l’école doit instruire nos enfants, pas les former au sexe !
Révolution demande la suppression des cours d’éducation sexuelle à l’école et leur remplacement par une véritable éducation au respect, à la protection et à la responsabilité !
Sous un acronyme rassurant - EVRAS, pour « Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle » - les autorités prétendent protéger les jeunes, prévenir les violences et répondre à leurs questions. Qui pourrait être opposé au respect, à la prévention des abus ou à la protection des enfants ? Personne !
Mais derrière ces objectifs nobles se cache un Guide officiel de plus de 300 pages qui ouvre la porte à des contenus que de nombreux parents jugent intrusifs, prématurés et profondément inadaptés au développement psychologique de l’enfant.
Révolution refuse que l’on utilise la protection de l’enfance comme cheval de Troie pour imposer à des mineurs des discussions explicites sur la sexualité, la pornographie, les pratiques sexuelles ou l’identité de genre. L’école n’a pas à devenir le lieu où un adulte prend l’initiative d’introduire dans le psychisme d’un enfant des images, des mots et des questions qu’il n’a jamais demandés.
Notre position est claire : les cours d’éducation sexuelle doivent être supprimés de l’école. Ils doivent être remplacés par une éducation relationnelle centrée sur le respect du corps, les limites, l’intégrité, la prévention des violences, l’empathie et le droit de demander de l’aide. Les informations médicales indispensables doivent rester factuelles, adaptées à l’âge et dispensées dans un cadre strict, transparent et respectueux de l’autorité parentale.
Ce que l’on ne dit pas clairement aux parents
Depuis 2023, les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles doivent organiser au minimum deux périodes d’animation EVRAS en 6e primaire et deux périodes en 4e secondaire. Ces animations obligatoires doivent être données par des structures labellisées. Mais l’EVRAS ne se limite pas à ces quatre périodes ni à ces 2 niveaux: elle est inscrite dans les missions de l’école et des contenus associés peuvent être abordés de manière transversale au cours du parcours scolaire dès la maternelle !
Le Guide officiel destiné aux professionnels couvre, lui, les enfants et les jeunes de 5 à 18 ans. Il ne constitue pas un programme imposant mécaniquement chaque thème à chaque classe, mais il constitue une référence susceptible d’orienter les pratiques. C’est précisément là que réside le danger : des balises très larges laissent une marge d’interprétation considérable à l’adulte placé face aux enfants.
La Fédération Wallonie-Bruxelles confirme elle-même que l’EVRAS peut porter sur « les sexualités et les comportements sexuels », le plaisir, les pornographies, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Elle précise également que des composantes de l’EVRAS peuvent être abordées tout au long du tronc commun, de la 3ème maternelle à la 3ème secondaire. (Source officielle de la Fédération Wallonie-Bruxelles)
Arrêtons donc de prétendre que les inquiétudes seraient entièrement inventées. Les passages existent. Les témoignages existent. Les procès-verbaux existent. La question n’est pas de céder à la rumeur, mais de savoir pourquoi un système qui prétend protéger l’enfant accepte de prendre de tels risques avec son intimité ?
Dès 5 ans : toucher, plaisir corporel et « zones érogènes »
Dans la partie destinée aux 5-8 ans, le Guide aborde le plaisir et les sensations corporelles. Doit-on inciter des enfants de 5 ans à découvrir le plaisir sexuel ? Est-ce là une mission de l'école ? Nous ne le pensons pas !
Parmi les connaissances proposées figurent le plaisir lié au toucher et la découverte de parties sensibles du corps. Le document d’analyse transmis par l’ASBL Droits de l’Enfance relève notamment la formulation relative aux « zones érogènes » et le fait que le Guide évoque l’auto-stimulation précoce. En gros, l'école va inciter vos enfants à se masturber dès l'âge de 5 ans ! Pourquoi vouloir confronter des enfants aussi jeunes à la sexualité ? N'est-ce pas là une manière de banaliser la sexualité, voire de favoriser la pédophilie ?
On nous répondra que parler du corps permet de prévenir les abus. Mais apprendre à un enfant que son corps lui appartient, qu’aucun adulte ne peut toucher ses parties intimes, qu’il a le droit de dire non et qu’il doit parler à une personne de confiance ne nécessite pas de l'inciter au plaisir sexuel ni de conceptualiser ses sensations.
À cinq ou six ans, un enfant n’est pas un adulte miniature. Il ne possède ni la maturité affective ni la capacité de mise à distance d’un adolescent. Introduire à l’école un vocabulaire sexuel non sollicité peut provoquer gêne, confusion ou angoisse. Le pédopsychiatre Maurice Berger parle d’effraction du psychisme lorsqu’un enfant est confronté à des paroles ou des images dépassant sa capacité à les intégrer. Il rapporte notamment des refus de retourner à l’école, des troubles du sommeil, des cauchemars, de la sidération et un dégoût durable après certaines séances d’éducation sexuelle. (Analyse du Dr Maurice Berger)
Protéger un enfant, ce n’est pas devancer sa sexualité. C’est respecter son rythme !
Dès 9 ans : la pornographie présentée avec ses aspects « positifs et négatifs »
Autre passage stupéfiant : pour la tranche des 9-11 ans, le Guide prévoit de travailler l’influence positive et négative des pornographies. Plus loin, il invite les jeunes à développer un regard critique sur ces contenus. Au lieu d'encourager nos enfants à lire des livres de grands auteurs, on les incite donc à regarder du porno afin qu'ils aient un regard critique sur les films de cul ! Encore une manière de banaliser la sexualité auprès de nos enfants ! Et ensuite, on s'étonnera de voir des enfants de 12 ans s'adonner à des viols collectifs dans les toilettes de nos écoles ! Ceux qui ont voté ces "cours" sont coupables de ces actes !
Bien sûr, les enfants peuvent être exposés accidentellement à des images pornographiques en ligne. Cette réalité exige une prévention ferme : leur expliquer que ces images ne sont pas faites pour eux, qu’elles peuvent être violentes, fausses et dangereuses, et qu’ils doivent immédiatement en parler à un adulte de confiance.
Mais pourquoi présenter la pornographie sous l’angle de possibles influences « positives » à des enfants de 9 ans ? Quel pourrait être l'aspect positif des films pornos sur nos enfants ? Pourquoi l’école devrait-elle installer ce sujet dans une classe entière, y compris auprès d’enfants qui n’y ont jamais été confrontés ? Prévenir un danger n’oblige pas à le normaliser ni à en détailler les codes.
Il en va de même pour les photos intimes. Apprendre à un enfant qu’il ne doit jamais envoyer une photo de son corps, qu’il ne doit jamais céder à une pression et qu’il doit alerter un adulte est légitime. Lui expliquer comment gérer l’envoi de « nudes » comme s’il s’agissait d’une pratique prévisible de sa vie sociale franchit une ligne rouge et constitue même à notre sens une incitation à la débauche !
À 12 ans : sexualité « amusante » et relations sexuelles transactionnelles
Pour les 12-14 ans, certaines balises vont encore plus loin. Le Guide mentionne la capacité d’expliquer comment rendre la sexualité agréable ou amusante. "Allez, durant la récréation, amusez-vous les enfants et couchez les uns aves les autres !".
Le Guide aborde aussi le consentement dans des relations sexuelles dites transactionnelles, c’est-à-dire en échange de cadeaux, de repas ou de sorties. Tant qu'on y est, formons nos enfants à la prostitution ! "Allez, tu me fais une fellation et en contrepartie, je fais ton devoir.". Elle est belle l'école de 2026 !
À cet âge, la priorité de l’école devrait être limpide : protéger les jeunes contre la pression, l’exploitation, la pornographie, le chantage aux images et les adultes prédateurs. Le message ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. Le corps d’un mineur n’est pas une monnaie d’échange. Une relation obtenue contre un cadeau ou sous l’effet d’une pression ne doit pas être banalisée sous la forme d’un exercice de discussion sur le consentement.
Lorsque le langage institutionnel devient à ce point abstrait qu’il finit par traiter l’inacceptable comme une simple « situation » à analyser, il ne protège plus : il désarme. Cette banalisation des comportements déviants est insupportable !
Des témoignages qui devraient provoquer un scandale politique !
Les risques ne sont pas seulement théoriques. L’ASBL Droits de l’Enfance publie plusieurs témoignages et extraits de procès-verbaux consécutifs à des animations. Ces éléments doivent être présentés pour ce qu’ils sont : des témoignages recueillis par l’association et, pour certains, des faits contestés ou faisant l’objet d’une procédure. Ils ne constituent pas encore tous des décisions judiciaires définitives. Mais leur précision et leur gravité imposent une enquête, pas le mépris.
Il faut maintenant lire les mots des enfants. Pas les slogans du gouvernement. Pas les brochures de communication. Les mots des enfants.
À neuf ans, elle rentre paniquée à l’idée de « devenir transsexuelle »
Dans un témoignage relatif à trois activités organisées durant l’année scolaire 2022-2023 dans une école officielle du Brabant wallon, une mère raconte que sa fille de neuf ans et demi est revenue d’une pièce de théâtre paniquée à l’idée de « devenir transsexuelle ». Selon la mère, l’institutrice aurait ensuite parlé des droits des personnes transgenres et de leurs implications, y compris chirurgicales.
Lorsque sa mère lui propose d’en parler avec l’enseignante, l’enfant refuse. Elle craint que l’école considère sa famille comme « intolérante ».
Voilà un mécanisme particulièrement inquiétant : une enfant est bouleversée, mais elle n’ose plus se confier à l’école parce qu’on lui a déjà appris que toute objection parentale pourrait être assimilée à de l’intolérance. Ce n’est plus de l’éducation. C’est une pression morale voire politique qui place l’enfant entre sa famille et l’institution. L'école n'est pourtant pas là pour faire de la politique, pour dire qui sont les bons partis politiques ou les mauvais partis politiques, quelles sont les bonnes idées et quelles sont les mauvaises. Là, en agissant de la sorte, l'école devient un organe de propagande politique et c'est inacceptable !
La même famille rapporte qu’au cours d’une animation sur la puberté, une élève de onze ans et demi s’identifiant comme garçon aurait été invitée, devant toute la classe, à choisir si elle voulait rejoindre le groupe des filles ou celui des garçons. Une question aussi intime et complexe a ainsi été exposée publiquement au regard des camarades. Où est la protection de la vie privée de cette enfant ? Où est l’accompagnement individualisé ? Où est la prudence ?
À onze ans, on leur explique comment envoyer des photos intimes sans être reconnus
La même mère rapporte qu’une animation officiellement annoncée sur le cyberharcèlement a dérivé vers l’envoi de « sextos » et de « nudes », sans que ce thème ait été annoncé aux parents.
Selon son témoignage, la solution donnée aux élèves n’aurait pas été : « N’envoyez jamais de photos intimes. » comme le bon sens l'aurait imposé. Au contraire, l’animatrice aurait conseillé aux enfants, s’ils décidaient malgré tout d’en envoyer à leur amoureux, de se photographier des pieds jusqu’au cou afin que le visage ne soit pas identifiable, devant un fond blanc ou beige pour empêcher de reconnaître leur chambre. Nous sommes à l'école ou dans une formation à Onlyfans ?
Mesure-t-on la gravité d’un tel conseil ? Il reviendrait à apprendre à des enfants comment produire plus discrètement des images sexuelles d’eux-mêmes. Or une photographie sexuelle d’un mineur peut être copiée, diffusée, utilisée pour le faire chanter et tomber entre les mains de prédateurs. Un enfant ne doit pas apprendre à fabriquer un « nude anonyme ». Il doit entendre une interdiction protectrice, simple et absolue : n’envoie jamais une image intime de ton corps !
À dix ans, il demande que l’on efface le cours de sa mémoire
Une autre mère rapporte une animation organisée en 4e primaire en janvier 2024, sans qu’elle ait donné son consentement. Son fils de dix ans aurait déclaré être dégoûté et lui aurait demandé à deux reprises « d’effacer cela de sa mémoire ».
Selon le récit, les enfants auraient dû dessiner un utérus avec le clitoris, parler des protections menstruelles utilisées par leurs mères, remplir une fiche indiquant comment ils se sentaient « dans leur cycle » et regarder des images de culottes tachées de sang. Le garçon aurait dit à sa mère : « J’étais très mal à l’aise, je trouve que c’est intime et que ce n’est pas pour les enfants. »
La parole de cet enfant est plus sensée que toute la propagande institutionnelle : c’est intime et ce n’est pas pour les enfants !
Un sexe en érection devant des élèves de première secondaire !
Selon des témoignages de parents et un procès-verbal cité par Droits de l’Enfance, une intervenante aurait utilisé devant plusieurs classes de première secondaire un objet représentant un sexe en érection afin d’y placer un préservatif. Des propos auraient porté sur les fellations, la masturbation, les moyens de jouir et le goût de préservatifs aromatisés. L'intervenante ira jusqu'à dire qu'il existe des préservatifs au goût Cola ! Bah oui, les enfants, ne vous en faites pas, vous allez aimer le goût ! L’association Droits de l’Enfance indique qu’une procédure judiciaire est en cours autour de ce dossier. (Pétition et présentation du dossier)
Est-ce cela, protéger des enfants de douze ans ? Est-ce le rôle de l’école d’organiser une démonstration sexuelle collective devant des mineurs qui n’ont ni demandé à y assister ni la possibilité réelle de quitter la salle sans s’exposer au regard du groupe ? C'est quoi la prochaine étape ? Des cours pratiques d'éducation à la sexualité ?
Des préservatifs et lubrifiants distribués à de jeunes élèves
Un procès-verbal d’un pouvoir organisateur d’une école secondaire de la province de Namur, reproduit par l’association, évoque également la mise à disposition libre de préservatifs et de lubrifiants pendant le temps de midi. Le document rapporte que de jeunes élèves se sont précipités dessus et s’en sont servis pour s’amuser.
Ce résultat était prévisible. Quand l’institution introduit des objets sexuels dans un groupe de très jeunes adolescents sans mesurer leur maturité, elle ne crée pas automatiquement de la responsabilité. Elle peut créer de l’excitation, de la pression sociale, de la moquerie et de la confusion.
À 11 ou 12 ans : « il faut essayer » la masturbation
Dans un autre témoignage concernant une classe de 6e primaire du Brabant wallon, les élèves auraient visionné un dessin animé expliquant explicitement la masturbation. Selon les parents cités, l’animatrice aurait ensuite répété que cette pratique était naturelle et qu’il fallait l’essayer !
La différence est fondamentale entre répondre avec tact à la question individuelle d’un jeune et suggérer une pratique intime à toute une classe. Un adulte missionné par l’école n’a pas à prescrire, encourager ou expérimenter verbalement l’intimité des enfants.
Des enfants qui reviennent à la maison avec des questions intrusives
Après des animations organisées à huis clos dans des classes de 4e et 5e primaires d’une école bruxelloise, des propos d’enfants ont été consignés par un collectif de parents. Ce qu’ils racontent devrait glacer chaque père et chaque mère :
- Une fille de neuf ans : « J’ai trouvé ça dégoûtant. »
- Une autre : « J’étais dégoûtée par comment faire des bébés. »
- Un garçon de dix ans demande à sa mère quel serait son « grade de l’érection » et s’il a déjà eu « le slip cartonné ».
- Un garçon de onze ans explique que l’animateur lui a demandé de définir l’érection devant les filles.
- Une fille de onze ans rapporte que les élèves ont été séparés entre ceux qui « se sentent filles » et ceux qui « se sentent garçons ».
- Un garçon de dix ans dit que les intervenants ont insisté pour savoir s’il avait déjà eu un amoureux et conclut : « Je ne veux plus y retourner. »
- Une élève de 6e primaire aurait demandé à sa mère si elle se masturbait et dans quelle direction se plaçait le sexe de son père lorsqu’il avait une érection.
Voilà le résultat concret de certaines séances : l’école ne se contente plus de transmettre une règle de protection. Elle fait entrer de force la sexualité des adultes dans l’imaginaire familial de l’enfant. (Témoignages rassemblés par Droits de l’Enfance)
À neuf ans, une démonstration de pénétration par gestes
Le livre transmis par Droits de l’Enfance reprend aussi deux témoignages français, issus de travaux de SOS Éducation. Ils ne concernent donc pas directement le dispositif belge, mais montrent ce que l’éducation sexuelle collective peut devenir lorsque les limites disparaissent.
Dans un premier cas, des élèves de neuf à dix ans auraient reçu des définitions détaillées de l’éjaculation et du sperme. Une enfant se serait mise à pleurer ; plusieurs auraient été choqués, dégoûtés ou gênés et auraient refusé de retourner en classe.
Dans un second témoignage, une mère affirme qu’une intervenante aurait expliqué à des enfants de neuf ans comment le pénis entre dans le vagin, en mimant des mouvements de va-et-vient. Elle aurait ensuite parlé de l’utilisation du préservatif. Les parents n’auraient pas été informés à l’avance. Lorsque la mère a protesté, le directeur aurait accusé son fils de mentir et menacé la mère d’une procédure en diffamation et d’un signalement.
Ce cas français doit servir d’avertissement à la Belgique : lorsqu’un système considère que l’école n’a plus besoin de prévenir les parents, l’autorité institutionnelle peut être utilisée non seulement pour imposer des contenus crus aux enfants, mais aussi pour intimider les familles qui protestent.
Une adolescente victime d’inceste replongée dans son traumatisme
Le témoignage le plus bouleversant concerne une adolescente victime d’inceste, accueillie dans un centre pédopsychiatrique. Durant une animation réunissant des jeunes d’âges différents, les participants auraient été interrogés sur leurs expériences, leurs préférences et leurs pratiques sexuelles. La jeune fille aurait été sidérée et replongée dans les images des violences subies, sans parvenir à quitter la pièce. Selon le récit, près des deux tiers du groupe sont finalement sortis lorsqu’un autre jeune a osé partir.
Même dans un lieu censé soigner, la parole sexuelle collective peut devenir une nouvelle violence lorsqu’elle est imposée sans tenir compte du traumatisme, de la pudeur et du rythme de chacun.
Le consentement des enfants est invoqué partout, sauf lorsqu’on leur impose le cours
Le paradoxe est immense. On explique aux jeunes que le consentement doit être libre, éclairé et révocable. Mais ont-ils consenti à entendre ces contenus ? Peuvent-ils refuser une question ? Peuvent-ils sortir sans devoir se justifier ? Les parents reçoivent-ils à l’avance le contenu exact, les supports, les images, les objets utilisés et les questions qui seront posées ?
Une simple information générale ne suffit pas. Quand il s’agit de l’intimité psychique et sexuelle d’un enfant, les familles doivent disposer d’un droit réel de regard et de refus.
Le secret entourant parfois le contenu précis des animations est incompatible avec la confiance. Tout support destiné à un mineur devrait pouvoir être consulté préalablement par ses parents. Toute intervention devrait être enregistrée ou faire l’objet d’un compte rendu accessible. Toute plainte devrait déclencher une enquête indépendante. Aucun opérateur ne devrait pouvoir se retrancher derrière un label administratif.
Où est la validation scientifique indépendante du Guide ?
Les promoteurs de l’EVRAS répètent que le Guide aurait été coconstruit par des institutions, des professionnels et des jeunes. Mais une coconstruction entre acteurs déjà engagés dans le secteur n’est pas une expertise scientifique indépendante. Une consultation n’est pas une validation clinique. Une accumulation d’avis ne constitue pas un rapport démontrant l’innocuité psychologique des contenus proposés à chaque âge.
L’UFAPEC, organisation représentative des parents de l’enseignement catholique, écrit qu’aucune procédure de validation du Guide n’a été mise en place et que la responsabilité finale revenait à l’ASBL O’YES et à la Fédération laïque des centres de planning familial. (Analyse historique de l’UFAPEC)
Cette information est explosive. Comment un document touchant à l’intimité, au développement affectif et au psychisme de centaines de milliers de mineurs a-t-il pu devenir un outil officiel sans validation scientifique indépendante clairement identifiable ? Où est l’avis formel d’un collège pluraliste de pédopsychiatres, de psychologues du développement, de pédiatres, de spécialistes du traumatisme et de juristes de la protection de l’enfance ? Où est l’étude évaluant le risque d’effraction psychique ? Où est la démonstration que les contenus proposés respectent la période de latence et les différences de maturité au sein d’une même classe ?
Caroline Désir, alors ministre socialiste de l’Éducation, a porté politiquement la généralisation de l’EVRAS. Valérie Glatigny, alors ministre libérale de la Jeunesse et de l’Aide à la jeunesse, a également signé l’accord, aux côtés des autres membres des exécutifs concernés. Ces responsables ne peuvent pas se cacher derrière les opérateurs ou derrière le mot magique « experts ».
Révolution leur demande publiquement de rendre des comptes et de publier :
- la liste nominative complète des experts scientifiques ayant validé la version finale du Guide ;
- leurs qualifications exactes, mandats et éventuels conflits d’intérêts ;
- tous les avis écrits, favorables comme critiques ;
- les procès-verbaux des réunions de validation ;
- la méthodologie scientifique utilisée ;
- les études portant sur les effets psychologiques de ces contenus selon l’âge ;
- tout « rapport d’experts » invoqué devant un gouvernement, une commission ou un parlement.
Et si aucun rapport indépendant de validation n’existe, qu’ils aient le courage de le reconnaître. Dans ce cas, le pouvoir politique aura imposé un cadre touchant à l’intimité des enfants sans pouvoir produire la garantie scientifique dont il se réclame implicitement. Ce serait une faute politique majeure !
À ce stade, nous ne présenterons pas comme un fait établi l’affirmation selon laquelle une ministre aurait cité un rapport fictif : nous demandons précisément que toutes les pièces soient rendues publiques. Mais le renversement de la charge de la preuve est terminé. Ce n’est pas aux parents de démontrer que le Guide pourrait nuire. C’est à ceux qui l’ont adopté de prouver, documents à l’appui, qu’ils ont procédé aux vérifications indispensables avant d’exposer les enfants.
Ce que Révolution propose
Révolution demande :
- La suppression des cours et animations d’éducation sexuelle à l’école, qu’ils soient obligatoires ou intégrés de manière transversale ;
- Le retrait du Guide EVRAS actuel comme référence professionnelle ;
- Le remplacement de l’EVRAS par une éducation relationnelle et protectrice, centrée sur le respect, l’empathie, l’intégrité physique, les limites, la pudeur, la prévention du harcèlement et la capacité à demander de l’aide ;
- Une prévention claire des abus sexuels, avec des messages simples adaptés à l’âge : ton corps t’appartient, personne ne peut t’imposer un contact intime, un secret menaçant doit être révélé à un adulte de confiance ;
- Une information biologique et sanitaire strictement factuelle, liée à la puberté, à la reproduction et aux infections, dispensée à un âge approprié (celui de la majorité sexuelle de 16 ans par ex) et sans incitation à des pratiques ;
- La transparence totale envers les parents, avec consultation préalable de tous les contenus et supports ;
- Un droit effectif de dispense, sans pression ni stigmatisation de l’enfant ou de sa famille ;
- Une commission d’enquête parlementaire indépendante sur les dérives signalées, les opérateurs concernés, les mécanismes de labellisation et le suivi des plaintes.
L’enfance n’est pas un terrain d’expérimentation idéologique !
On tentera probablement de faire taire ce débat en accusant les opposants d’être rétrogrades, complotistes ou hostiles aux personnes différentes. C’est une méthode paresseuse. Défendre la pudeur d’un enfant n’est pas nier l’existence des adultes LGBT. Refuser la propagande LGTB à l'école ne consiste pas à refuser l'existence des personnes trans, lesbiennes ou autres... Refuser la pornographie à neuf ans n’est pas refuser la prévention. Contester une animation intrusive n’est pas couvrir les violences sexuelles.
Au contraire : c’est parce que les abus existent qu’il faut des messages de protection simples, puissants et adaptés. C’est parce que des enfants sont vulnérables que l’adulte doit mesurer chacun de ses mots. C’est parce que l’école exerce une autorité immense qu’elle doit s’imposer des limites strictes.
L’État n’est pas propriétaire de l’intimité des enfants. Un label ne donne pas tous les droits. Un guide administratif ne remplacera jamais la connaissance qu’un parent a de la maturité, de l’histoire et de la sensibilité de son enfant. Chez Révolution, nous estimons que nos enfants n'appartiennent pas à l'Etat mais bien aux parents !
L’école doit apprendre à nos enfants à lire, écrire, compter, réfléchir. L'école doit apprendre le savoir à nos enfants. C'est une mission que l'école n'arrive déjà pas à relever puisque les résultats de l’enquête PISA 2025 révèlent une nouvelle fois les performances très moyennes de l’enseignement francophone belge par rapport aux autres pays développés. Pire, depuis 2018, les résultats ont reculé de 28 points en mathématiques, de 15 points en lecture, et de 3 points en sciences. Nous donnons donc un conseil à nos écoles : si elles sont incapables de former convenablement nos enfants au savoir, qu'elles ne perdent pas leur temps à les initier à la sexualité !
Pour Révolution, la ligne rouge est franchie. Nous demandons le retrait du Guide EVRAS, la fin des cours d’éducation sexuelle à l’école et l’ouverture d’un débat public où les parents ne seront plus traités comme un obstacle, mais reconnus comme les premiers responsables de leurs enfants.
Nos enfants ne sont pas des cobayes. Leur innocence, leur pudeur et leur rythme de développement ne se négocient pas !
Pour aller plus loin
- Guide officiel pour l’EVRAS - balises et apprentissages
- Cadre officiel de l’EVRAS en Fédération Wallonie-Bruxelles
- Analyse du pédopsychiatre Maurice Berger
- Témoignages rassemblés par Droits de l’Enfance
- Pétition pour une EVRAS adaptée aux enfants
Note de rigueur : les passages du Guide sont des balises destinées aux professionnels et ne signifient pas que tous les thèmes sont enseignés systématiquement dans toutes les classes. Les cas concrets cités proviennent de témoignages et de procès-verbaux publiés par l’ASBL Droits de l’Enfance ; certains font l’objet de démarches judiciaires en cours et ne doivent pas être présentés comme ayant déjà été définitivement jugés.